Le cybersexe, très prisé par les hommes : pourquoi ?


Sensuelle Estelle 7 janvier 2020

Porno, sexe virtuel, photos dénudées… Le cybersexe serait très prisée par beaucoup d’hommes qui vivent leur sexualité virtuellement.

Le cybersexe et les hommes : une préférence pour le virtuel ou le réel ?

À l’ère d’Internet, la pornographie s’est imposée comme un des principaux vecteurs de consultation web. Rien que pour la plateforme Pornhub, la fréquentation du site a augmenté de 33,5 milliards de visites dans le monde en 2018 à 42 milliards en 2019 (source : ). Mais il n’y a pas que l’industrie pornographique qui fleurit sur le web. Les échanges entre utilisateurs de photos dénudées ou d’exhibitions en webcam cartonnent.

Autant d’activités qui font partie de la sexualité virtuelle, que l’on appelle plus globalement le cybersexe.

L’attirance pour le cybersexe, une question d’identité ou de métier ?

À en croire les résultats dévoilés par une récente , le cybersexe serait très prisés par certaines orientations sexuelles : 55% des hommes attirés par des hommes (homosexuels, bisexuels ou hétéro « curieux ») déclarent avoir déjà fait l’amour virtuellement au moins une fois au de leur vie, contre seulement 18% pour les hétérosexuels.

Le voyeurisme attirerait également de nombreux adeptes chez les hommes attirés par des hommes : 48% d’entre eux auraient déjà vu quelqu’un s’exhiber devant une webcam (contre 21% pour les hétérosexuels) et 35% auraient visionné un sex show sur un site de webcam (contre 14% pour les hétérosexuels).

Au-delà de l’orientation sexuelle, plus on a un poste à responsabilité, plus on sera tenté de pratiquer le cybersexe : 66% des dirigeants feraient l’amour en virtuel. Ainsi que 57% des cadres et professions intellectuelles supérieures et 53% des professions intermédiaires.

Le cybersexe, pourquoi une telle attirance chez la gent masculine ?

« Se livrer à une excitation mutuelle entre partenaires » virtuellement serait beaucoup plus stimulant que se contenter de regarder du porno, explique François Kraus.

D’une certaine façon, « ces plateformes d’échanges constituent des espaces de sociabilité virtuelles« . Ils offrent ainsi l’opportunité d’une exploration sexuelle et/ou d’expression de fantasmes inavouables, dont certains jugés « déviants » par la société. Sans compter que certains hommes souffriraient « de l’impossibilité d’assumer publiquement leur préférences sexuelles«, souligne François Kraus.

Si certains pratiquent une sexualité virtuelle, c’est donc plus par rejet de la société, ou difficulté à trouver chaussure à leur pied, que par réelle appétence pour « le virtuel ». Ce qui leur permet de vivre « une sexualité récréative et décomplexée loin du regard des autres« .

Attention, cependant : le confort de la relation virtuelle peut créer une dépendance. Et donc renforcer un sentiment d’isolement, s’il était déjà présent au départ.

(Photo à la une : Getty Images)

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