Dyspareunies masculines


La rédaction 2 juillet 2016

On évoque parfois les douleurs génitales chez les femmes, mais celles des hommes plus rarement. Physiologiques ou psychologiques, elles sont pourtant réelles et nécessitent souvent la plus grande attention médicale. Des solutions existent !

Il arrive que certains hommes ressentent, pendant ou après le rapport sexuel, des douleurs qui peuvent conduire à la cessation des coïts. Il est indispensable de consulter afin que les causes de la dyspareunie soient détectées et médicalement traitées. Ces douleurs apparues pendant ou après un rapport sexuel peuvent avoir différentes causes. Le plus courant, c’est l’irritation ou un début d’infection du gland au niveau de la couronne, notamment chez les hommes non circoncis. Le traitement est simple : il faut décalotter le gland et se laver quotidiennement à l’eau et au savon. Le ou la partenaire devra aussi se soigner.
Le phimosis, c’est-à-dire une étroitesse anormale de l’anneau du prépuce, peut aussi mener à la dyspareunie. Une circoncision médicale, simple et sans danger, s’impose parfois. Rien de grave, mais la période de kératinisation du gland peut prendre quelques semaines.
À la suite d’une blennorragie, la présence d’adhérences tout au long de l’urètre peut aussi être à l’origine de douleurs génitales.

La folle tordue

La maladie de Lapeyronie, quoique bénigne, est plus ennuyeuse. Cette dégénérescence fibreuse des corps caverneux entraîne une courbure de la verge, pendant l’intromission difficile, sinon impossible. La pathologie tout d’abord modérée peut évoluer sur quatre ou cinq années, vers une déformation plus marquée, et des douleurs surviennent lors de l’érection. Dans 25% des cas, la plaque régresse spontanément sans traitement. D’autres nécessiteront une opération chirurgicale si la déformation devient trop importante et gêne la pénétration, ou en cas de sévères troubles de l’érection. L »intervention chirurgicale permet de retrouver une vie sexuelle plus satisfaisante.

Les petites soumises

Plus insidieuse, une infection de la vessie peut aussi avoir un effet délétère sur les sensations sexuelles. On arrive même parfois à un pic de douleur intense au niveau de la verge au moment de l’éjaculation, alors que le problème vient des entrailles. Des traitements efficaces et rapides existent, heureusement.
Chez les sujets âgés de plus de 60 ans, des contractions de la prostate peuvent survenir avant l’éjaculation. Un simple traitement hormonal suffit à corriger ce désagrément. Mais les affections de la prostate peuvent également frapper les hommes plus jeunes, notamment dans le cas d’une infection qui peut s’avérer localisée ou vénérienne. À voir un urologue.
Enfin, tout aussi rampantes et invalidantes, les dyspareunies psychosomatiques doivent absolument donner suite à une prise en charge médicale. Les exercices de relaxation ou la psychanalyse donnent des résultats positifs pour se débarrasser de ces symptômes souvent associés à un rejet de soi-même, à une forme de châtiment inconscient (le désir de relation extraconjugale est ainsi censuré par le subconscient) ou à une situation mal vécue : ce qu’on appelle la « douleur dépressive ». Plus difficiles à reconnaître, ces dyspareunies psychogènes sont pourtant bien réelles et douloureuses.

(Photo à la une : Getty Images)

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