Mon sextoy est-il irremplaçable ?


Frédérique Hédon 16 août 2019

Je ne sais pas pour vous, mais depuis que mes copines m’ont offert un gode vibrant pour mes 20 ans, je prends mon pied à chaque fois, au point de ne plus rechercher d’autres types de relation. Je ne fais plus l’amour qu’avec mon « doudou » (c’est son petit nom). Je sais que c’est mal, mais c’est tellement bon… Suis-je la seule dans ce cas ?

Ingrid, 20 ans

sextoy vibromasseur rapport sexe copain

> La réponse de notre sexothérapeute, Frédérique Hédon

En vous lisant je me pose une question. Je me demande si vous aviez déjà vraiment joui avec un partenaire, ou si vous avez découvert l’orgasme grâce à votre « doudou ». En effet, cela expliquerait votre désintérêt envers les relations à deux, dans la mesure où votre joujou se montre à la hauteur de vos attentes, tout du moins de vos attentes physiques. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est mal, ce qui me paraît un jugement moral tout à fait inopportun. Si vous avez envie de vous donner du plaisir ainsi, il n’y a pas de raison de vous en priver. Tout au plus pourrait-on vous faire remarquer que l’échange affectif avec un vibromasseur est inexistant, contrairement à une relation amoureuse, et que faire l’amour n’est pas seulement jouir, mais partager des émotions avec une autre personne. Enfin, pour terminer je dirais que rien ne vous empêche d’utiliser votre doudou avec un amoureux, soit en le faisant vous-même, soit en lui demandant de vous le faire.

(Image à la une : Getty Images)

A lire sur le même sujet

>Les sextoys conçus pour les tétons sont-ils dangereux ?

À propos de l’auteur
Frédérique Hédon

Frédérique Hédon

En tant que médecin généraliste, Frédérique Hédon a rapidement compris l’importance de la santé sexuelle sur l’équilibre des individus et des couples. C’est ce qui l’a amenée à devenir médecin sexologue et andrologue, tout en se formant à la pratique de la psychothérapie individuelle et conjugale, aux thérapies comportementales, à l’hypnose et à la relaxation. Consultante dans le service de Médecine Interne, elle a créé l’une des toutes premières consultations hospitalières de sexologie à l’hôpital Henri Mondor. En tant que présidente du SNMS (syndicat national des médecins sexologues), elle a activement participé à la reconnaissance de la pratique médicale de la sexologie en France. Membre de la SFSC (société française de sexologie clinique), de l’AIUS (association inter universitaire de sexologie), de l’EFS (Fédération européenne de sexologie) et de l’ISSIR (Société internationale de médecine sexuelle et impuissance), elle a participé à de multiples projets de recherche et d’enseignement en France et aux États-Unis, dont les essais cliniques pour les médicaments destinés à soigner les troubles de l’érection. Auteur de Chagrins d’amour (Larousse, 2008) et de La sexualité féminine (Flammarion, 1999), Frédérique Hédon a également écrit de nombreux articles pour la presse médicale pour la presse grand public (Voici, Top Santé, Marie-Claire...) Elle conseille les lecteurs du magazine cmsforever.ru depuis plus de dix ans.

Réagir à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

cmsforever.ru