La ménopause, synonyme du déclin de la sexualité ?


Sensuelle Estelle 26 novembre 2019

La ménopause annonce la fin de la vie reproductive, ce qui peut impacter la vie sexuelle. Et pourtant, rien n’empêche de réinventer sa sexualité…

La ménopause, synonyme du déclin de la sexualité ? périménopause

Les années passent et la cinquantaine approche, signe que la ménopause se manifestera bientôt. Cette période dénote la fin d’une vie reproductive, rythmée par les cycles menstruels, lorsque les ovaires ne fabriquent plus certaines hormones. Ce bouleversement hormonal ne survient pas subitement, mais suit une progression dès la périménopause. Cette période, qui dure en moyenne entre 3 et 4 ans, s’exprime « en général, vers l’âge de 47 ans » .

30% de dysfonctionnement sexuel lors de la périménopause

Cette révélation découle d’. Et par ailleurs, « cette étude a examiné le fonctionnement sexuel chez les femmes âgées de 40 à 55 ans et a identifié un lien entre sécheresse vaginale et une fonction sexuelle altérée«, déclarent les chercheurs. En réalité, la périménopause est « une période de transition avant la ménopause lorsque les ovaires commencent à produire moins d’oestrogènes« . Ce qui peut éventuellement provoquer une atrophie vaginale : dès lors, le vagin s’amincit et irritations, brûlures et douleurs surgissent durant la pénétration. En clair, la satisfaction sexuelle est considérablement impactée. Au même titre que l’état émotionnel, le vieillissement ou les problèmes médicaux chroniques, précisent les chercheurs.

Mais la directrice médicale de la NAMS, Stephanie Fabion qui a supervisé l’étude, garde un fond « d’optimisme » : « Etant donné la forte prévalence des troubles de la sexualité sexuels chez les femmes, l’identification d’un facteur contributif éminemment traitable, comme la sécheresse vaginale, peut permettre aux femmes de maintenir leur fonction sexuelle pendant la période de transition de la ménopause« .

Et qu' »il existe des traitements médicamenteux pour contrer la perte de l’ovulation ou pour corriger une sécheresse vaginale. Le médecin peut prescrire des crèmes, des ovules ou des lubrifiants. La phytothérapie peut également être une solution efficace. » Il souligne tout de même que « le meilleur médicament reste de conserver une vie sexuelle régulière. »

Se réinventer une vie sexuelle post-ménopause

« Le rapport sexuel, ce n’est pas seulement la pénétration » rappelle Sébastien Garnero, « l’important est de favoriser les préliminaires pour éveiller le désir« . Et d’ailleurs, il existe de nombreuses manières de jouir sans pénétration ! Notamment par stimulation des seins, si c’est une partie sensible. Et pour découvrir toutes ces zones érogènes, le sexologue-clinicien Jean-Claude Piquard conseille de « privilégier les caresses sur tout le corps pour éveiller la libido« . Un massage peut aider dans cette exploration, voire même une séance tantrique. Sébastien Garnero estime qu’il « est nécessaire de cultiver son imaginaire« . « Afin de retrouver le désir, les fantasmes sont indispensables. »

Toutefois, la sécheresse vaginale peut freiner certaines caresses, voire la pénétration si les deux partenaires le souhaitent. Un gel lubrifiant sera donc le meilleur allié pour pallier ce manque de lubrification.

En revanche, « si les difficultés sexuelles s’installent, il ne faut pas hésiter à consulter un psychologue pour les remaniements psychiques liés à la ménopause et/ou un sexologue » signale Sébastien. Un suivi médical peut être également important, puisque la ménopause n’influe pas seulement sur la sexualité ! , le risque d’ostéoporose augmente lors de son arrivée, tout comme les risques cardiovasculaires.

À lire aussi…

Endométriose : comment réinventer sa vie sexuelle ?

Mycose vaginale : se prémunir des risques !


Réagir à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

cmsforever.ru