Les idées reçues sur la pilule du lendemain


Clarisse Luiz 8 juillet 2019

Démêlons le vrai du faux !

Malgré les nombreuses campagnes de prévention, les étudiants continuent d’adopter des comportements sexuels à risque. C’est un des constats dressés par une enquête menée par Opinion Way pour la . Selon les résultats de l’étude, 57% des étudiants n’utiliseraient pas le préservatif systématiquement. À cela s’ajoute une pilule qui perd du terrain : de plus en plus de femmes se détournent de cette contraception, le moyen pourtant le plus répandu en France pour éviter les grossesses non désirées. Pour cause, les impacts négatifs sur la santé et ses effets secondaires qui en rebuteraient plus d’une. En conséquence, le recours à la contraception d’urgence est en forte augmentation.

Dans une menée en 2015, 46% des étudiantes disaient avoir déjà eu recours à la pilule du lendemain, dont 28% plusieurs fois. Avec la banalisation de la contraception d’urgence, on peut supposer que ce chiffre est plus élevé aujourd’hui. Mais malgré cette forte utilisation de la pilule du lendemain, révélait que les Françaises restaient majoritairement mal informées quant à la contraception d’urgence. L’agence a alors récemment lancé une campagne d’information autour de la pilule du lendemain.

C’est un contraceptif comme les autres

Oubli de pilule, rupture de préservatif, rapport non protégé… diverses circonstances peuvent pousser à l’utilisation de la pilule du lendemain. Mais elle ne constitue en aucun cas une méthode de contraception régulière et doit s’utiliser uniquement de manière occasionnelle. 

Au bout de 24 heures elle n’est plus efficace

L’enquête d’Harris Interactive révélait que le niveau d’information des 15-30 ans sur les délais de la pilule du lendemain est insuffisant. 40% pensent que la contraception d’urgence n’est efficace que si elle est prise dans les 24 heures après le rapport sexuel non ou mal protégé.

Il est vrai que plus la pilule est prise tôt après le rapport à risque, plus elle est efficace. Il est alors recommandé de l’utiliser dans les douze heures suivant le rapport. Mais selon le médicament, elle peut être prise jusqu’à 3 ou 5 jours après. 

Il est difficile de se la procurer

Les pilules du lendemain sont désormais toutes accessibles sans ordonnance et il existe de nombreux endroits où se la procurer : en pharmacie, dans un centre de planification ou d’éducation familiale (CPEF), dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic des virus de l’immunodéficience humaine (VIH), mais aussi auprès des infirmières scolaires ou des services universitaires de médecine préventive et de prévention de la santé (SUMPPS) pour les étudiantes.

La pilule du lendemain fait avorter

44% des Françaises pensent que la pilule du lendemain équivaut à une interruption de grossesse. Sa seule fonction est de bloquer ou de retarder l’ovulation pour empêcher une fécondation.

Elle est gratuite pour tout le monde

C’est seulement depuis une loi de 2000 que la pilule du lendemain est gratuite pour les mineures. Les pharmacies sont obligées de la délivrer anonymement et sans le consentement des parents.

Pour les personnes majeures, elle est accessible sans ordonnance entre 7 et 20 euros.

La pilule du lendemain rend stérile

Plus d’une femme sur dix pense que ce contraceptif d’urgence a des effets négatifs sur la fertilité, surtout lorsqu’on l’utilise plusieurs fois. Elle n’a aucun impact sur la fécondité, mais peut influencer le cycle menstruel, et donc décaler les règles.

(Photo à la une : Getty Images)

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