Birth orgasm : prendre du plaisir en accouchant


Sensuelle Estelle 28 août 2019

Douleur et accouchement deviendrait presque des synonymes, mais pas pour 0,3% des femmes ayant accouché.

birth naissance orgasme accouchement ocytocine sexe

« Tu enfanteras avec douleur » cette célèbre phrase de la Genèse, est-elle une prédiction inévitable ? Le psychologue Thierry Postel se serait penché sur la question, en cherchant le plaisir dans l’accouchement. Impossible ?
Et pourtant, son enquête, menée sur 956 sages-femmes, révélerait que 0,3% des femmes auraient eu un orgasme lors de l’arrivée de leur enfant.

Cette minorité de femmes ressentirait surtout une sensation proche de celle de l’orgasme dans 668 cas rapportés par les sages-femmes. Certaines d’entre elles auraient été témoin de signes de plaisirs évidents, dans 868 cas d’après l’étude.

Birth orgasm : mettre au monde serait orgasmique

Lors d’un rapport sexuel, la venue de l’orgasme féminin tient pour responsable la fameuse « hormone de l’amour », l’ocytocine. Cette dernière provoquerait aussi les contractions de l’utérus durant l’accouchement, sa présence pourrait donc expliquer l’existence de l’orgasme obstétrical.

Les explications du psychologue Barry Komisaruk, dans , conforteraient cette idée : « accoucher stimule le col de l’utérus, le vagin et le clitoris et provoque des contractions utérines » Certaines éprouveraient alors du plaisir, sachant que l’ocytocine atténuerait également les douleurs, provoquant le sentiment de bien-être.

Les procédés inventés pour limiter la douleur lors de l’accouchement pourraient être concurrencés par un traitement plus « naturel ».

Lutter contre la douleur par la masturbation

La péridurale constitue l’allié ultime pour soulager la douleur d’une femme en plein travail. Depuis sa mise disposition en 1940, deux femmes sur trois y auraient recours de nos jours.

Cette technique d’anesthésie locale comporterait aussi l’avantage de diminuer le temps de travail. En contrepartie, elle provoquerait des effets indésirables, comme des sensations de fourmillements et de chaleur dans les jambes le plus couramment. Ces derniers peuvent s’accompagner de maux de têtes (12 à 24 heures après l’injection), voire d’éventuelles douleurs au dos.

Le bébé exposé à l’anesthésiant n’aurait d’ailleurs pas un comportement similaire aux bébés nés sans péridurale. Ils ne chercheraient pas spontanément la succion, une façon de renforcer l’attachement entre la mère et son enfant.

La stimulation des organes sexuels, et potentiellement l’orgasme, représenterait alors une alternative « naturelle » dans la diminution des douleurs liées à l’accouchement (bien que plus aléatoire qu’une péridurale).

Le traitement par l’orgasme contre la fatigue, les maux de têtes, les crises de migraines prouverait déjà son efficacité, renforçant l’intérêt de la découverte du docteur Komisarek et son équipe. À quand cette alternative proposée dans les hôpitaux ?

À lire aussi…

La sexualité enceinte

Tout ce que vous devez savoir sur l’orgasme


Réagir à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

cmsforever.ru