L’alcool, cause encore trop souvent ignorée du cancer du sein


Clarisse Luiz 19 juillet 2019

Différents facteurs d’hygiène de vie augmentent le risque de cancer du sein. Parmi eux, l’alcool.

Pour beaucoup d’entre nous l’alcool fait partie de notre quotidien. Mais peu de femmes savent que cette habitude augmente les risques de cancer du sein. Pour évaluer ce manque de sensibilisation, des chercheurs de l’université de Southampton au Royame-Uni ont conduit . Avec leurs résultats publiés dans le British Medical Journal les chercheurs veulent tirer la sonnette d’alarme.

Un verre d’alcool par jour = 10% de chance en plus de développer un cancer

205 femmes qui venaient pour un un dépistage ou un diagnostic ont été interrogées. Et si l’étude est de taille modeste, les résultats sont évocateurs. « Consommer un verre d’alcool par jour augmente le risque de développer un cancer du sein de 10% », souligne Catherine Hill, épidémiologiste et biostatisticienne. Et aucun type d’alcool n’est plus à risque qu’un autre : toutes les boissons alcoolisées engendrent le même risque. C’est la quantité d’alcool consommée qui expose au risque de développer un cancer.

On estime actuellement la consommation d’alcool comme étant responsable de 5 à 11 % des cas de cancer du sein.

Des campagnes qui n’en parlent pas

D’après les résultats de l’enquête, seule 20% des femmes étaient conscientes que consommer de l’alcool est un facteur de risque. Et pour cause, les campagnes de prévention liées à l’alcool n’abordent que très rarement le sujet du cancer du sein. Si depuis 1988, l’alcool est officiellement identifié par le Centre International de la Recherche contre le Cancer (CIRC) comme cancérigène avéré, lorsqu’on en parle c’est généralement pour faire de la prévention sur l’addiction ou l’abus d’alcool. Avec les pourcentages de l’enquête, on se rend compte qu’il faudrait mieux sensibiliser les femmes.

Prévenir le cancer du sein

Selon , sur les 28.000 cas de cancers imputables à l’alcool diagnostiqués en 2015 en France, 8100 étaient des cancers du sein. 

Le professeur Julia Sinclair qui a conduit la recherche, estime que le dépistage est le meilleur moyen d’informer les femmes sur les facteurs de risque. Il est donc important de se faire examiner les seins par son médecin traitant ou son gynécologue une fois par an et pour les femmes de plus de 50 ans, une mammographie est conseillée tous les deux ans. 

Les femmes doivent impérativement consulter si elles remarquent une des anomalies suivantes :

  • boule
  • modification de la forme d’un sein, de sa taille, de sa peau ou d’un mamelon
  • masse dure indolore sous une aisselle
  • aspect de peau d’orange d’une partie d’un sein
  • douleur mammaire localisée
  • ganglions au niveau des aisselles
  • écoulement mammaire verdâtre ou coloré de sang

(Photo à la une : Getty Images)

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