Nouvelle cause du cancer de l’ovaire : les bactéries vaginales


Clarisse Luiz 16 juillet 2019

Une toilette intime excessive pourrait être une nouvelle cause du cancer de l’ovaire.

Le cancer de l’ovaire est le cinquième cancer féminin après les cancers du sein, du côlon, de l’utérus et de l’estomac. Dans la plupart des cas, il concerne les femmes âgées de plus de 45 ans. Et s’il existe trois facteurs de risque avérés du cancer de l’ovaire (traitement hormonal à base d’œstrogènes, tabagisme et exposition à l’amiante), des chercheurs spécialisés en gynécologie et en cancérologie auraient trouvé un autre risque de développer un cancer des ovaires. 

Les bactéries vaginales en cause ?

Selon une nouvelle étude parue dans la revue médicale  le 9 juillet, les bactéries vaginales influeraient sur le risque de cancer de l’ovaire.

Les femmes dont le microbiote vaginal contient trop peu de bactéries lactobacilles présenteraient un risque plus élevé de cancer de l’ovaire. Plus le nombre de lactobacilles est élevé, moins on a de chance de développer des maladies. Ces bactéries naturelles qui permettent de maintenir un pH vaginal acide sont indispensables pour un vagin en bonne santé.

Les chercheurs vont jusqu’à supposer que si les lactobacilles sont suffisamment présentes, elles pourraient protéger tout le système reproducteur féminin.

Les toilettes intimes, à éviter ?

Si les produits nettoyants dédiés au vagin sont de plus en plus décriés, c’est parce qu’ils ont tendance à détruire les microbiotes vaginaux. « Il a été montré que les femmes qui utilisent des produits d’hygiène intime de façon excessive ont aussi des quantités plus faibles de ces bactéries et qu’elles possèdent un risque accru de cancer des ovaires » explique le professeur Martin Widschwendter, co-auteur de l’étude.

Pour conserver un nombre suffisant de microbiotes, il faudrait commencer par arrêter d’utiliser des produits d’hygiène vaginale de manière excessive. Les douches trop intenses et trop profondes à répétition sont aussi à bannir. Et dans le cas où on manquerait de ces bactéries, il existe des suppositoires à base de lactobacilles. 

(Photo à la une : Getty Images)

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