Israël : un sex shop « casher » ouvre ses portes


Sensuelle Estelle 9 septembre 2019

À Tel Aviv, une jeune femme de 28 ans apporte un vent de fraîcheur dans le sexe « casher », avec l’ouverture de son sex-shop…

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La religion et le sexe font rarement bon ménage. En particulier, si la sexualité dérive des « normes » instaurées au sein d’une croyance. Les sextoys eux resteraient épargnés, notamment dans le judaïsme. En tout cas, Chana Boteach, fille d’un rabin américain, assurerait que les jouets pour adultes sont « autorisés » par la religion juive. Elle lance donc son sex shop, à quelques pas de Tel Aviv, le « Kosher Sex ».

Un brin de nouveauté dans le « sexe casher »

Selon la jeune femme de 28 ans, la « solitude » et « le taux de divorce record » représenteraient des signaux marquants de notre époque. «Les gens mariés sont ceux qui ont le plus besoin de ces nouveautés» estime-t-elle. Elle en fait sa ligne de mire en proposant au milieu des huiles « aphrodisiaques », bougies et jeux coquins : une collection de sextoy. Ces jouets seraient même difficile à identifier dans la boutique, car comme Chana le justifie : « je ne veux rien de trop phallique« .

Bien sûr, son sexhop n’entre pas en conflit avec sa religion. Les produits vendus, les conseils qu’elle prodigue, l’approche de la sexualité, sont en conformité avec les règles juives. Les clients peuvent se procurer des colliers qui se transforment en petits fouets et des rubans adhésifs. Réservés pour des pratiques sadomasochistes, ils sont adaptés pour que cela reste un jeu.
Chana explique que la douleur « est un peu problématique dans le judaïsme« .

Elle userait aussi de sa boutique comme une façon de combattre les préjugés et les tabous érigés autour du sexe oral. Et en particulier, son interdiction par certains rabbins orthodoxes. «Selon les textes, quand une femme veut quelque chose au lit, son mari doit la satisfaire», déclare-t-elle. Le plaisir d’une femme n’a rien de tabou dans le judaïsme et «son époux doit faire en sorte qu’elle ait un orgasme, qu’elle prenne du plaisir pendant le sexe.»

Ce sex-shop séduirait même certains religieux

«Un mec est venu avec une kippa une fois, il a acheté des menottes et une bougie pour sa femme. Il était très gêné mais j’ai trouvé que c’était courageux», raconte Chana, qui confie avoir peu de clients religieux.

Parmi cette clientèle où certains se font plus timides, une autre pièce se trouverait derrière le sex-shop, où son associée vend des vêtements hipsters.

Les réactions face à l’ouverture de son sex-shop resteraient pour le moins positive. Elles seraient juste garnies de quelques remarques sur les réseaux sociaux estimant que «ce n’est pas un job pour une fille religieuse». Ce qui ne l’arrête visiblement pas, puisqu’elle envisage d’ouvrir d’autres sex-shops, aux États-Unis par exemple.

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