Les scènes de sexe dans les films ne sont pas réalistes


Sensuelle Estelle 22 août 2019

Les films, un reflet trompeur de la sexualité…

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La pornographie est souvent prise pour cible dans l’alerte de la confusion réalité et divertissement dans la consommation de vidéos pornos. Une mise en garde fortement compréhensible, pourtant Fifty Shades of Grey, Pretty Woman, Ghost, tous ces films incluant des scènes de sexe devraient aussi être inclus au même titre que les films pornos.

Censuswide aurait menée l’enquête en récupérant . En parallèle, l’étude se compléterait par un sondage de 2034 personnes sur leur vie sexuelle. La des chiffres est révélatrice !

Une surestimation de l’orgasme féminin

Dans les films, 39% des femmes atteindraient le nirvana, en opposition à 24% dans la vraie vie selon l’étude. En résultat, un complexe pourrait émerger chez certaines femmes, plongées dans l’incompréhension du « pourquoi ça ne m’arrive pas ? ». L’orgasme féminin semblerait encore être considéré comme une fin de course évidente.

Encore plus étonnant, dans les films analysés, 30% afficheraient des partenaires où l’orgasme pointe son nez en même temps, en contradiction aux chiffres obtenues dans le sondage : 77% des hommes affirment avoir un orgasme le plus souvent ou à chaque rapport, contrairement à 19% chez les femmes.

Où sont les « préliminaires » ?

À l’écran, les préliminaires – toujours associés aux actes sexuels comme la fellation, le cunnilingus, l’annulingus, et d’autres pratiques – joueraient le rôle d’un fantôme, avec seulement 27% des personnages qui les pratiqueraient. 3 fois moins que dans la vraie vie, puisque 69% des interrogées déclarent s’y lancer avant la pénétration.

Les résultats récupérés par l’enquête confirmeraient un véritable changement dans les relations sexuelles selon les générations : 57% des plus de 50 ans pratiqueraient les « liminaires », contrairement à 27% chez les 25-34 ans. Une culture mainstream profondément ancrée chez les jeunes, l’étude prouverait donc que les générations précédentes « s’amusent plus longtemps dans la chambre à coucher »

« Préservatif ? Absent ! »

Possible, du moins, son apparition ne serait pas inclu dans le script. Les scènes de sexe montrant ou impliquant des rapports sexuels sans risque avec l’utilisation d’une capote, ne compteraient que pour 2% ! Le porno montre déjà une sexualité « nature », et les films la véhiculeraient de manière sous-entendue.

Pourtant, dans la réalité, 20% des participants au sondage utiliseraient un préservatif durant leur rapport. Un chiffre peu élevé, quand l’étude rapporterait que seulement 32% des personnes utiliseraient une contraception.

Entre les grossesses non désirées ou les maladies sexuellement transmissibles, personne n’est à l’abris. Et les jeunes auraient souvent des comportements sexuels à risque, comme évoqué dans un article présentant le site ParlonsSexualités.

Les films non pornographies, incluant quelques scènes de sexe, seraient un divertissement au même titre que les films pornographiques qui ne représentent pas nécessairement une vision réaliste de l’acte sexuel. C’est pour cela que certaines séries affirment une vision plus réaliste de la sexualité comme avec Sex Education.

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