Les protections hygiéniques font mal au porte-monnaie…


Sensuelle Estelle 6 septembre 2019

23 500 euros : voilà ce que coûte les protections hygiéniques dans la vie d’une femme

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Chères, dangereuses, non écologiques… Les protections hygiéniques sont dans l’œil du cyclone.

Depuis 2016, la France a ramené la TVA des protections hygiéniques à 5,5 % au même titre que les produits de première nécessité (eau, produits alimentaires, préservatifs). C’est un progrès pour les femmes, il n’empêche que les règles demeurent une source d’inégalité entre les hommes et les femmes. Notamment sur le plan comptable.

Les protections hygiéniques impliquent un budget faramineux

Une étude britannique () avait déjà démontré en 2015 qu’une femme qui aura, en moyenne, ses règles 5 jours par mois pendant 40 ans, donc à peu près 500 fois dans sa vie, dépensera 23 500 € (protections, antidouleurs, sous-vêtements tachés…). Des calculs qui font parler certains de « précarité menstruelle » et qui rappellent que les protections hygiéniques ne sont en aucun cas des produits de confort, mais bien de première nécessité.

À ce titre, des associations réclament la gratuité, notamment dans les écoles et les entreprises, ou le remboursement des tampons et serviettes par la Sécurité sociale… L’inconfort est également souvent stigmatisé.

L’alternative des protections hygiéniques

Certains y travaillent comme, Claudette et Fanny, deux amies étudiantes à Sciences-Po Paris qui, à la suite des révélations du documentaire « Tampon, notre ennemi intime » diffusé sur France 5 en avril  2017, décident de lancer un sondage sur les réseaux sociaux pour comprendre comment les femmes vivent leurs règles. En 2 jours, elles reçoivent plus de 3 000 réponses de femmes, frustrées par les protections qu’elles utilisent : 7 femmes sur 10 trouvent leur protection inconfortable, 1 femme sur 2 est inquiète quant à l’impact de ces protections sur sa santé et 1/3 culpabilise devant les déchets qu’elles génèrent chaque mois.

Résultat, elles créent la culotte menstruelle () une culotte lavable, en tissu, pour toutes les femmes, capables de remplacer les protections hygiéniques classiques pendant 12 h.

D’autres initiatives, plus classiques, comme la marque Organyc, s’orientent vers des tampons et des protège-slips «  bio ». Car  certaines protections chimiques sont susceptibles de provoquer un choc toxique de part leur composition, comme en a été victime la jeune étudiante Lauren Wasser.

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