Les mouches qui n’éjaculent pas se tournent vers l’alcool


Claire Dasilva 23 avril 2018

Une récente étude révèle que les mouches des fruits mâles apprécieraient le sexe surtout le moment de l’éjaculation. Les résultats montrent qu’une privation sexuelle semble par ailleurs affecter leur intérêt à consommer de l’alcool.

Les mouches… des animaux très portés sur le sexe !

Pour quelques-uns d’entre nous, cette part d’animalité qui sommeille au plus profond de nos entrailles, est une ressource inestimable d’une libido flamboyante. Certaines sortent les griffes, quand d’autres feulent ou ronronnent. Dans le monde animal, les rapports sexuels, parfois violents, mortels permettent aussi parfois d’atteindre le nirvana.

L’étude dirigée par les chercheurs à l’université de Barre-Ilan en Israël, montre que les mouches des fruits mâles ayant eu du plaisir sexuel portaient moins d’intérêt pour l’alcool que les frustrés.

Les mouches mâles qui sont sexuellement privées ont une motivation accrue à consommer de l’alcool

Selon eux, les circuits neurologiques pourraient être impliqués dans la dépendance des mouches mâles. En examinant, ses mouches, ils se sont rendus compte que leur plaisir sexuel augmentait dans le cerveau, le peptide, acide animé capable de déclencher une chaîne de réactions. Pour approfondir leurs recherches, ses scientifiques ont formé deux groupes de mouches dont un a été génétiquement modifiés dans le but de rendre leurs neurones sensibles à la lumière rouge. La raison? Les neurones CRZ selon une étude antérieure, pousseraient à l’éjaculation.

Des tests en plusieurs étapes ont donné lieu à deux résultats opposés.

L’alcoolisme, une addiction aussi dans le monde animal

L’équipe a constaté que les mouches mâles génétiquement modifiés ressentaient du désir sexuel envers les mouches femelles. Dans l’abdomen de ses mouches, lors des rapports intimes, le fluide du sperme était intense ! Quelques jours après, ses mâles avaient des niveaux élevés de neuropeptide F dans leur cerveau, l’excitation était toujours présente.

Lorsque ses mâles avaient le choix entre des aliments liquides et des aliments liquides enrichis d’alcool, ils préféraient les aliments non alcoolisés. En revanche, le second groupe n’ayant pas subi de modifications génétiques préféraient l’alcool. Shohat-Ophir, un des chercheurs explique que cette démarche a pour but de comprendre de l’intérieur, les addictions… par le cerveau.


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