Maîtresse Mira, entre sensualité et perversité


Clarisse Luiz 5 avril 2019

Maîtresse Mira fait partie des grandes figures du monde BDSM en France, mais aussi à l’étranger. Son donjon est situé dans le Var, mais elle participe également à de nombreux événements que ce soit en clubs libertins organisant des soirées SM et/ou fétichistes, en soirées privées ou lors de grandes manifestations fetish BDSM. Cravache, fouet, bondage, suspensions, pinces, cire, fist, fessée, foot job, engodage… Après 16 ans d’expérience (et d’expérimentations), elle maîtrise parfaitement toutes ces pratiques et malgré leur apparente violence ou rudesse, Maîtresse Mira affirme que le SM, c’est aussi une histoire de sensualité.

cmsforever.ru : Comment êtes-vous arrivée dans le BDSM ?

Un peu par hasard, en faisant la rencontre de l’homme qui allait devenir mon mari, il y a 23 ans. J’étais loin de tout ça à l’époque. Le SM, pour moi, c’était quelque chose qui ne me concernait pas du tout et qui, comme à beaucoup de gens qui ne connaissent pas le milieu, paraissait glauque. Et puis… échanges, dialogues, compréhension, discussion avec d’autres personnes, j’ai développé mon côté dominatrice et j’ai commencé à y prendre du plaisir. Beaucoup de plaisir.

cmsforever.ru : Aujourd’hui, vous rencontrez d’autres soumis en dehors de votre mari. Qui sont-ils ?

La pratique du SM a beaucoup évolué. Il y a 20 ans, c’était encore réservé à une élite. Internet a tout transformé. Les soumis que je rencontre viennent de tous les horizons, des chefs d’entreprise, des cadres, mais aussi des professions intermédiaires ou plus modestes. Grâce au Web et en voyant qu’ils n’étaient pas les seuls à avoir les mêmes désirs, beaucoup de gens se sont rassurés et se permettent de franchir le pas. 

cmsforever.ru : Quelles sont les pratiques qu’ils recherchent ?

Elles sont variables, essentiellement le dressage, le fouet, le travail des seins, la sodomie. La recherche est autant physique que cérébrale. Pendant une séance, ils sont hors du temps, sans souci et hors des tracas de la vie quotidienne. Ils se laissent dominer, guider, diriger. Ils n’ont plus rien à penser sauf à obéir à leur Maîtresse. Ils font le vide complet dans leur tête. Il n’y a vraiment pas de meilleur anti-stress qu’une séance SM. D’autres recherchent la libération dans le masochisme et la douleur. Leurs corps en ont besoin et seules les dominatrices peuvent leur apporter cette sensation.

cmsforever.ru : Et vous ? Votre pratique préférée ?

J’en ai plusieurs. Le fouet, d’abord. C’est puissant, ça claque, c’est sonore. Il y a un côté « serpent » enrobant que j’affectionne beaucoup. J’en ai trois, je les appelle mes péchés originels. J’adore aussi pratiquer la sodomie active avec mes soumis et cette délicieuse sensation de posséder l’autre. D’ailleurs, je me définis comme une dominatrice phallique, enfin « entre autres ». 

cmsforever.ru : Et vous-même, éprouvez-vous du plaisir lors d’une séance ?

Comme je l’ai écrit sur mon blog, si je n’éprouvais pas de plaisir, je ne le ferai pas. Il y a bien sûr le plaisir cérébral qui est très intense et variable suivant la situation et le soumis. Mais le plaisir peut être physique aussi. Alors qu’il n’y a jamais d’acte sexuel avec un soumis et moi-même, j’ai pourtant éprouvé des orgasmes, et je parle de véritables orgasmes en maniant le fouet, par exemple ou en poussant loin l’effort physique avec des masos par exemple.

cmsforever.ru : Pourquoi vous définissez-vous comme dominatrice perverse et sensuelle ?

Je suis une femme très tactile. J’adore toucher les corps – et j’en ai besoin pour communiquer –, me coller contre eux ce qui peut parfois déstabiliser mes soumis qui savent qu’ils n’ont pas le droit de me toucher en retour, même si je les provoque. Pendant une séance, j’ai des moments où je suis très proche, je rassure, je deviens plus douce. Mais ce n’est que pour être plus perverse et exigeante ensuite. Donner pour reprendre immédiatement. Le meilleur exemple que j’aime citer est une tirade de Aure Atika dans Bimboland : « Il n’y a aucune différence entre un chien et un homme. Il faut alterner les baffes et les sussucres. » Comprenne qui voudra…

cmsforever.ru : Le SM, c’est votre vie ?

En grande partie, pas à 100 % non plus. Je ne veux surtout pas rentrer dans la routine de ce penchant que j’aime. L’hiver surtout, où il est plus facile de porter des tenues en cuir parce qu’il fait moins chaud pour sortir de chez moi. J’adore aussi passer de longs moments à dialoguer sur des sites SM. Je me suis complètement épanouie dans ces pratiques et c’est un univers qui m’apporte beaucoup de plaisir.

(Photo à la une : )

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