Le marché des petites culottes


Flore Cherry 21 janvier 2016

cmsforever.ru se penche ici sur un sujet plutôt cul… otté, avec les petites culottes portées. Au Japon, il s’agit d’un objet érotique culte et populaire qui fascine un grand nombre de Japonais. En France, plusieurs actrices X, mais aussi quelques amatrices, se sont amusées dans ce petit commerce par l’intermédiaire de la presse pour adultes. Mais aujourd’hui, des sites Internet ont également créé de véritables plateformes ouvertes à toutes celles et ceux désireux de vendre leur lingerie intime et odorante, et aux acheteurs potentiels.

le marche des petites culottes

Elles sont étudiantes, femmes au foyer, secrétaires, vendeuses, blogueuses, mères, célibataires… Elles ont décidé de vendre leurs petites culottes portées. Un jour, deux jours… parfois plus. Pour les unes il s’agit tout simplement d’arrondir les fins de mois, pour les autres c’est une forme d’exhibition, une source d’excitation et de fantasmes. Quant aux acheteurs, les motivations sont diverses et variées.

Le Japon, pays de la petite culotte portée

Le fétichisme de la petite culotte portée – au Japon, burusera – est entré dans les mœurs à un tel point que, dans les années 1990, des hommes d’affaires ont eu l’idée d’installer dans la rue des distributeurs de culottes portées. Très vite, plus d’une centaine de ces distributeurs ont vu le jour dans la capitale du pays (Tokyo), ce qui a obligé les autorités à intervenir pour demander leur suppression.

Mais le commerce de la petite culotte portée ne s’est pas arrêté pour autant et se poursuit dans de nombreux sex-shops. Au Japon, on distingue trois types de fétichisme liés aux petites culottes portées par les lycéennes et les étudiantes. Le panchira est juste une forme de voyeurisme dont les adeptes prennent plaisir à regarder les petites culottes sous les jupes des jeunes filles. Le kagaseya, quant à lui, est le fait de prendre du plaisir à respirer les effluves d’une culotte qui a été portée, un ou plusieurs jours, par une demoiselle nippone. Mais le sport qui remporte un vif succès de nos jours, c’est le namasera : la jeune fille polissonne enlevant devant le client la culotte qu’elle porte pour la lui donner en main propre.

Non, ce n’est pas sale…

En France, le commerce des petites culottes portées a pris un réel essor depuis quelques années, grâce notamment à Internet. Pour de nombreux scientifiques et sociologues, il ne s’agit pas du tout d’une perversion ni d’une déviance. Ces odeurs intimes qui jouent un grand rôle dans le comportement sexuel des animaux agissent aussi chez l’homme. Ces phéromones vont trouver un écho dans notre cerveau archaïque et se révéler être de puissants stimulants sexuels. Certaines personnes y seraient plus sensibles que d’autres. Ensuite, c’est juste une question de limites… Quoi qu’il en soit, acheter ou vendre des petites culottes portées implique beaucoup plus qu’une simple relation commerciale.
C’est en 2011 que Paul, accompagné de deux amis Jean-Michel et Bolino, décide de créer le site désormais devenu incontournable : « C’est en lisant un article de presse sur les culottes portées au Japon que nous avons eu l’idée de créer ce site, car rien n’existait en France dans ce domaine. »
Aujourd’hui, elles sont à peu près  700 filles à proposer leur lingerie odorante à des clients de plus en plus nombreux, mais aussi à des clientes. En effet, elles sont 8 % à fréquenter le site comme acheteuses. Le site enregistre 150 000 connexions par mois, et le prix moyen d’une culotte portée est de 25 euros, mais ce prix peut monter jusqu’à 300 euros. La majorité des acheteurs réclament des culottes portées deux ou trois jours. Ils sont célibataires ou mariés, entre 18 et 50 ans et ce qui surprend Paul, c’est la fidélité des clients : « En règle générale, les clients sont d’une grande fidélité et achètent plusieurs culottes à la même fille. Ils sont nombreux à avoir installé de véritables relations virtuelles. Nous avons même eu des couples qui se sont formés entre vendeuses et acheteurs. »

Il semblerait donc que la culotte odorante ne soit pas une fin en soi. Les acheteurs discutent avec les filles, tissent des liens, rêvent, fantasment sur ces vendeuses toujours jeunes et jolies : « Pour certains, acheter une culotte et la sentir tout en se masturbant, c’est un peu comme s’ils faisaient l’amour avec la fille qui l’a portée. Pour d’autres, c’est une manière de ne pas tromper leur femme ou de le faire seulement à travers un objet. Il y a aussi des personnes handicapées qui ne peuvent pas accéder à de très belles filles. Les motivations sont nombreuses et très différentes. »
Par contre, chez vends-ta-culotte.com, VTC comme on dit, l’argent n’a pas d’odeur, et les filles peuvent arrondir confortablement les fins de mois, avec de 300 à 3 000 euros.

Kmille, star de la petite culotte portée

Pour , tout a commencé devant sa télévision alors que le zapping de la chaîne Canal+ diffusait des images du site vends-ta-culotte.com. Surprise et intriguée, elle se connecte aussitôt sur le site et découvre un univers dont elle ignorait tout. Troublée, elle songe immédiatement à faire partie de ces filles qui font commerce de leurs petites culottés : « Pour moi, l’aspect financier n’a jamais été ma principale motivation. J’ai toujours été curieuse de tout en matière de sexualité et j’ai été tout de suite excitée à l’idée d’imprégner mes petites culottes de mes odeurs intimes pour les envoyer ensuite à un homme. Le fait de l’imaginer ensuite en train de se masturber respirant les effluves de mon sexe… c’est top ! »
Elle se lance, contacte le site VTC et commence à vendre ses petites culottes à des inconnus. Elle découvre une relation très excitante, une forme d’exhibition olfactive et prend de plus en plus de plaisir à ce jeu. Elle n’y trouve rien de choquant, au contraire, et s’efforce de satisfaire les acheteurs de son mieux. Ces fétichistes des petites culottes portées n’ont rien de pervers. Ce sont juste des hommes, et parfois des femmes, dont le sens olfactif est très présent dans leur sexualité.

Kmille ne triche pas. C’est sans doute ce qui a fait son succès sur la Toile : « Je prends toujours beaucoup de soin à préparer mes petites culottes. D’abord, ce sont les acheteurs qui choisissent le modèle. Ensuite, je la porte. Généralement, les demandes sont de deux à trois jours. Et chaque jour, je me masturbe à travers le tissu pour bien l’imprégner de mes odeurs. »

Et du côté des fétichistes de la petite culotte portée ?

Anatole France ne fut-il pas le premier grand fétichiste des petites culottes ? Toujours est-il que lorsqu’il mourut, en 1926, on l’enterra selon ses dernières volontés en déposant à l’intérieur de son cercueil un petit coffret qui renfermait une culotte de sa maîtresse, Madame de Caillavet. Il s’agissait de la culotte qu’elle portait lorsqu’ils firent l’amour pour la première fois.

Les hommes amateurs de petites culottes portées et imprégnées d’odeurs intimes et sexuelles ne sont pas si rares que ça. Il suffit d’aller sur des forums comme celui de ou , et même psychologie.com, pour s’en convaincre. Les discussions sur ce thème sont nombreuses.

Certains, protégés par l’anonymat, n’hésitent pas à avouer qu’ils se masturbent régulièrement avec les petites culottes portées de leur épouse. C’est le cas d’Éric, 38 ans, médecin en région parisienne : « J’ai commencé ces petits jeux quand j’étais encore étudiant en médecine avec mes petites amies de l’époque et, aujourd’hui, je les poursuis avec les culottes de mon épouse. Elle n’est au courant de rien. C’est une femme très classique dans ses goûts sexuels. Jolie, mais pudique et très réservée sur le plan du sexe. Je ne pourrais jamais lui avouer une telle chose, et pour moi c’est une jouissance et un plaisir très intense de me masturber en respirant l’odeur de ses petites culottes. » D’après Éric, grand connaisseur, pour conserver les odeurs intimes de son épouse, rien ne vaut les culottes en coton !

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