Pénurie de gynéco, quelles alternatives ?


Clarisse Luiz 22 mars 2019

Alors que le nombre de gynécologues médicaux ne cesse de diminuer, quelles sont les alternatives pour faire face à la pénurie ?

Pénurie de gynécologues médicaux

En France il existe deux spécialités en gynécologieles gynécologues obstétriciens, qui s’occupent des accouchements et des actes chirurgicaux et les gynécologues médicaux, qui s’occupent du suivi de la femme tout au long de sa vie. Ce sont ces derniers qui commencent à manquer. Selon les chiffres du  depuis 2007, leur nombre a diminué de 41,6%.

Quelles conséquences ?

Aujourd’hui, il n’y a plus que 3,1 gynécologues médicaux pour 100 000 femmes. Le Comité de défense de la gynécologie médicale a tiré la sonnette d’alarme.

En plus d’être un retour en arrière, c’est une situation qui met en danger la santé de milliers de femmes qui vont se retrouver sans suivi gynécologique, avec comme conséquences des diagnostics tardifs, des complications, une augmentation des cancers du col de l’utérus, du sein, des IST non détectées ou encore un accès plus difficile à la contraception.

Les alternatives

Heureusement, les gynécologues médicaux ne sont pas les seuls à pouvoir assurer le suivi gynécologique des femmes.

  • Les gynécologues obstétriciens

Si les gynécologues médicaux ne peuvent pas faire ce que les gynécologues obstétriciens font, les gynécologues obstétriciens peuvent faire ce que font les gynécologues médicaux : contraception, frottis…

  • Les médecins généralistes

Aujourd’hui le suivi gynécologique constitue une part très importante de leur activité à travers les prescriptions de contraception, de mammographies, la réalisation de frottis…. Certains généralistes ont même une formation complémentaire en gynécologie et disposent du matériel nécessaire.

  • Les sages-femmes

Beaucoup ne le savent pas mais les sages-femmes ne suivent pas seulement les grossesses, elles font aussi du suivi gynécologique : contraception, poser ou retirer un stérilet, dépistages du cancer du sein ou du col de l’utérus.

(Photo à la une : Getty Images)

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